L’usine de méthanisation CVO77

Suez environnement projette d’installer une usine de méthanisation XXL sur la commune Bailly-Romainvilliers le long de la D96, à la frontières des communes de Coutevroult, et Villeneuve-le-Comte.

Fonctionnement de l’usine CVO77

POUR LES HABITANTS DE VAL D’EUROPE, UN COCKTAIL DE NUISANCES

ODEURS nauséabondes liées au fonctionnement de l’usine et à l’épandage des digestats sur les terres agricoles d’une quarantaine de communes de Seine-et-Marne ;

POLLUTIONS  de l’air (poussières, émissions de gaz à effets de serre : méthane, CO2, protoxyde d’azote,…), des nappes phréatiques, des cours d’eau et des sols ;

TRAFIC ROUTIER supplémentaire lié à la circulation des nombreux camions transportant les déchets et évacuant les digestats ;

• Risques d’EXPLOSION et d’INCENDIE sur site, de DÉBORDEMENTS des cuves du méthaniseur et de FUITES de MÉTHANE (Cf. articles ci-dessous et recensement des risques par BioGas World ici );

DEPRECIATION IMMOBILIERE.

Quelques exemples :  
– Août 2020, dans le Finistère : « 400 000 litres de liquide toxique, à forte concentration d’ammoniaque, se déversent dans l’Aulne » privant d’eau potable 180 000 foyers pendant 15 jours. Lire l’article

– Mars 2021, à Ussy-sur-Marne (77) : « Une inquiétante odeur de gaz s’échappe de l’unité de méthanisation. » Lire l’article

– Mars 2021, dans le Perche : « 2 000 m3 de lisier s’écoulent dans un ruisseau ». Lire l’article

– Mars 2021, dans les Landes : Pollution au digestat d’un lac. Lire l’article 

– Mars 2021, dans le Nord : Du digestat se déverse à proximité des habitations. Lire l’article

– Avril 2021 en Haute-Loire : Pollution d’un cours d’eau suite à une fuite de lisier. Lire l’article

– Janvier 2022, dans la Meuse : « Deux villages ont été privés d’eau un mois suite à une pollution. En cause, l’épandage de digestat. » Lire l’article

PLASTIFICATION DES TERRES AGRICOLES

Des résidus d’emballages présents dans les digestats diffuseront dans les sols, au fur et à mesure des épandages sur les terres agricoles d’une quarantaine de communes de Seine-et-Marne. En effet, l’unité de déconditionnement va séparer les emballages des déchets organiques par des moyens mécaniques brutaux (compression, dilacération). Il y aura donc production de fragments de ces emballages qui passeront au travers d’un filtre dont la maille est de 12 mm. 

Est-ce bien raisonnable à l’heure où on lutte contre la pollution généralisée par les plastiques, y compris de la chaîne alimentaire ?